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François Gaillard
Ce samedi, François Gaillard a fait le choix de chanter sans micro,
juste accompagné de son accordéon.
Mission accomplie.
Il a réussi à capter l'attention et captiver son auditoire. Un silence
impressionnant régna pendant chacune de ses interprétations. Seul le
souffle ou le son de son accordéon et sa voix résonnaient au comme chez
soi avant le tonnerre d'applaudissements qui ponctua chacune de ses
chansons.
Du grand art, cette traversée de la scène à la rage, entrecoupée de
quelques morceaux de "on s'en fout" son prochain spectacle et son
prochain CD.
Un talent indéniable pour cet auteur-compositeur-interprète au charisme
incontestable.
Un pro, un vrai, un mec simple qui n'hésite pas à venir dans le public,
près des gens pour partager et communier avec eux son amour des
mots et de la musique.
Si vous avez une sensibilité de gauche, si vous êtes humaniste ou
écologique, son prochain Cd vous plaira. N'hésitez pas vous le procurez
en cliquant sur le bon ci-dessous.

François Gaillard a plusieurs vies : enseignant de Multimédia à
l’Université Lyon II le jour, il est aussi auteur compositeur interprète
la nuit, avec derrière lui dix ans de scènes partout en France, et la
réalisation de trois albums.
Il ne chante pas les "petits riens du quotidien", parce qu'il y a déjà
trop de monde sur le coup. Mais c'est plutôt en suivant le vieil adage :
"Quand tu sais pas, tu vas à gauche" qu'il écrit ses chansons. Engagées?
Comment ça, engagées? Quel vilain mot. Disons, plutôt, "sociales". Et
bourrées d’énergie communicative, de générosité et d’audace,
d'impertinence même (oui m'sieur dames).
Il a déjà croisé la pipe de Philippe Meyer, la plume de Renaud, mais pas
une seule fois les ray-bans de Michel Sardou. Une belle preuve de
rectitude.
Traversée de la scène à la rage
... Et s’ils tentent de nous
canaliser, de nous ranger sur la file de droite de leurs autoroutes
culturelles aux slogans de pacotille, ils verront bien que l’affaire
n’est pas si facile, que personne n’a jamais bâillonné aucun fou d’aucun
roi d’aucune façon. S’ils nous cherchent ici, on sera peut-être
ailleurs. Mais on sera là."
Régularisation des sans-papiers, liberté (??) des médias ,
ras-des-pâquerettes télévisuelles, hérésie de la politique people
actuelle : ces chansons-là sont essentiellement des chroniques sociales,
porteuses de révoltes et ouvreuses de portes, avec un ton résolument
optimiste et décalé; les traversées sont aussi agrémentée ça ou là de
chansons plus personnelles, plus intimistes, sur nos enfances, nos
vieillesses et nos envies d'aller devant... "est-ce que c'est ton cœur
que j'entends? Ya nos gamins qui courent devant; dis, c'est plutôt une
bonne nouvelle !
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